Garder la main sur la sécurité des transbordements

En ne faisant pas reposer la responsabilité de l'immobilisation du camion au chauffeur, cette entreprise garde le contrôle sur ses procédures d'accostage

Pour prévenir les risques liés à l’interférence entre les activités, les installations, et le matériel des entreprises recevant des transporteurs et l’opération d'accostage d'entreprise de transport, les organismes de sécurité et de santé, par exemple la CRAMIF ou les CARSAT pour la France, recommandent comme nécessaire l'établissement d'un protocole de sécurité entre les employeurs concernés. (Décret du 20.02.92 et arrêté du 26.04.96)).
Une fois complété par un plan de situation, ce protocole de sécurité constitue également un support efficace pour la formation des équipes des entreprises concernées.
Hélas, peu de chauffeurs sont réellement au courant des procédures aux quais de leurs lieux Dans les faits, peu de chauffeurs maîtrisent réellement les procédures applicables aux quais de livraison, certains rencontrant par ailleurs des difficultés à comprendre les consignes en raison de la barrière linguistique. Face à ce constat, un nombre croissant d’entreprises choisit de reprendre le contrôle de ses opérations de transbordement en retirant au chauffeur la responsabilité de l’immobilisation du camion. Les conducteurs ne reçoivent alors pas d’instructions spécifiques liées à la mise à quai ; la communication se limite à des signaux simples afin d’éviter toute incompréhension : feu vert, autorisation de se positionner à quai – feu rouge, interdiction de repartir.
À l'intérieur du bâtiment, les caristes sont informés du positionnement à quais du poids-lourd. Ils lancent eux-mêmes le blocage du camion, le bloqueur de roue Autodock détecte la position de la dernière roue de la remorque et la bloque, déverrouillant ainsi la suite du processus : ouverture partielle de la porte sectionnelle, déploiement du niveleur, ouverture complète de la porte.